Sarah Bourdon présente Vallée d’argent

Dès « Silence » un prélude instrumental porté par d’envoûtantes lignes de clavier, nous voilà entraînés dans un univers riche en nuances et en textures. S’ensuit la solennelle « Vallée d’argent », empreinte de spiritualité, qui se déploie lentement et invite au recueillement.

Si les voyages forment la jeunesse, ils peuvent aussi être une formidable source d’inspiration, comme en témoigne Vallée d’argent, le troisième album de Sarah Bourdon, dont elle signe tous les titres.

Créées à la suite d’un séjour marquant au Costa Rica, les pièces réunies sur ce nouvel opus ratissent large, empruntant la plupart du temps des chemins moins fréquentés. Oscillant entre douceur et puissance, l’artiste nous livre ici son disque le plus personnel, lequel succède à La longue trail (2013) et à Mouvement (2015).

Pour ce qui constitue sa première expérience de réalisation, l’auteure-compositrice-interprète a choisi de faire équipe avec Marc Bell (Jason Bajada, Ariane Brunet, Karim Diouf). Enregistrées en grande partie en prise directe pour en préserver l’énergie et la spontanéité, les pièces permettent d’entendre le batteur Maxime Bellavance et le bassiste Alexandre Lapointe, tous deux du groupe funk The Brooks, ainsi que le pianiste et claviériste François Lafontaine (Karkwa, Alexandre Désilets, Marie-Pierre Arthur).

De somptueux arrangements de cordes réalisés par la violoniste Mélanie Bélair et interprétés par le quatuor à cordes Mommies on the run ajoutent du relief à quelques titres, dont la soyeuse Gamma et Prière silencieuse, toute en intériorité. La voix s’y fait caressante et l’émotion, jamais feinte. Teintée d’exotisme et traversée de prenantes envolées vocales, Samara s’inscrit dans ce même sillon sensible et intimiste.

Chanteuse à la voix ample et puissante, Sarah Bourdon s’éclate sur la percutante Healing, une pièce aux accents soul et gospel qui nous convie à passer de l’ombre à la lumière, et sur la dansante États nuisibles, un titre résolument pop qui fait du bien au cœur et à l’âme. Le spectre s’élargit avec Toltèque, un bijou de pop orchestrale.

Mélodiste douée, Sarah Bourdon nous offre en guise de conclusion As a statue of love, une chanson où elle renoue avec le folk de ses débuts, le présent y faisant écho au passé.

Tout au long de ce voyage en chansons, il est question de faire des choix et de suivre son instinct. Avec Vallée d’argent, Sarah Bourdon passe par une quête d’authenticité et de vérité, mais aussi par une démarche d’affirmation de soi assumée.

 

 

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12 Comments

  1. I had Zoe write this portion – the start of Day 2 of her slave adventure. If you wonder how anyone could enjoy this, take note of her comments at the end of the story.(Read Slut Slave for the start of the adventure)Zoe writes:I want you to cum. I can feel the tension in your body and know you are close. You are deep in my throat. Your cock and my face are covered with my saliva. There is no air in my throat, only thick hard cock. I can’t breathe, but I fight down the panic and take it as long as I can. I am still struggling not to pee. You are leaning over me, supporting yourself…
    https://telegra.ph/Slut-Slave—Day-2-09-24

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