Avec la contralto Rose Naggar-Tremblay et le chef et claveciniste Kyrian Friedenberg
Les Violons du Roy invitent le public à un voyage musical au cœur de la Ville éternelle avec Les Violons à Rome, de Corelli à Nino Rota, un programme qui traverse quatre siècles de création. De la majestueuse polyphonie d’Arcangelo Corelli aux partitions de Nino Rota, compositeur fétiche de Fellini et de Coppola, en passant par des airs d’opéra de Handel et le lyrisme de Respighi, ce concert célèbre Rome telle qu’elle résonne dans l’imaginaire musical occidental.
DATES :
Jeudi 4 juin 2026 à 14 h et 19 h 30, Salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm, Québec
Vendredi 5 juin 2026 à 19 h 30, Salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal
LE PROGRAMME
Le concert s’ouvre avec le Concerto grosso en fa majeur, op. 6 n° 6 d’Arcangelo Corelli(1653-1713), maître incontesté du violon qui vécut principalement à Rome sous la protection de mécènes illustres comme la reine Christine de Suède et le cardinal Pietro Ottoboni. Figure fondatrice du concerto grosso, Corelli a directement influencé Handel, Bach et Telemann. Cette œuvre en quatre mouvements illustre avec éloquence l’art du dialogue entre le petit groupe soliste — le concertino — et l’ensemble, le ripieno, dans un esprit de polyphonie religieuse hérité de la Renaissance.
Suivent des airs extraits de Giulio Cesare in Egitto, HWV 17 de George Frideric Handel(1685-1759), interprétés par Rose Naggar-Tremblay, contralto. Handel avait séjourné à Rome dans sa jeunesse, y rencontrant Corelli et s’imprégnant du style vocal d’Alessandro Scarlatti. Créé en 1724, Giulio Cesare compte parmi ses opéras les plus ambitieux. Les trois airs de César — triomphants, guerriers et amoureux — furent composés pour le célèbre castrat Il Senesino, dont la voix était décrite comme « puissante, brillante, homogène et agréable, avec une intonation parfaite. »
En deuxième partie, Rose Naggar-Tremblay prête sa voix à Il tramonto (le coucher de soleil) d’Ottorino Respighi (1879-1936), poème lyrique pour voix et cordes composé en 1918 sur un texte du poète anglais Percy Bysshe Shelley. Ce qui pourrait n’être qu’une rêverie romantique devient une méditation sur la fragilité de la vie humaine : la mort soudaine d’un jeune homme contraste avec l’existence résignée de son inconsolable bien-aimée. Respighi y tisse une prosodie souple, héritée à la fois de Debussy et de Puccini, les cordes commentant la voix tantôt par des lignes contrapuntiques, tantôt par de longs accords discrets.
Le programme se conclut avec le Concerto pour cordes de Nino Rota (1911-1979), compositeur des partitions inoubliables de La Strada et La Dolce Vita de Fellini et du Parrain de Coppola. Composé en 1964-65 pour l’ensemble romain I Musici et créé à Rome en 1967, ce concerto néoclassique en quatre mouvements mêle humour, tendresse et lyrisme dans une écriture d’une grande virtuosité. Son Finale allegrissimo est une chevauchée éblouissante — telle la bande-son d’un film imaginaire.
Note : L’air « Al lampo dell’armi » et le récitatif « Dall’ondoso periglio » ne figurent pas au programme de la représentation sans pause du 4 juin à 14 h.
INFORMATIONS ET BILLETTERIE
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