Bacchanale : Une révolte qui traverse les siècles

Du 31 mars au 18 avril, le Théâtre Périscope, Les Écornifleuses et le Théâtre français de Toronto invitent le public à découvrir cette pièce féministe de Olivier Kemeid, mise en scène par Frédéric Dubois ancien coordonnateur artistique du Périscope entre 2011 et 2016. 

Durée : 1 h 25

Six femmes qui peuvent aussi fêter

Six femmes qui tiennent leur rôle de serveuse, six générations qui se transmettent, dans la bienveillance et la confrontation, une révolte aussi vieille que le monde. BACCHANALE est une œuvre sur ce que les femmes portent, endurent et se lèguent. Une invitation à la purge, à la transe et à la libération collective. 

Dix-huit ans après leur collaboration pour la première mouture de cette pièce, les deux artistes se retrouvent et se joignent aux Écornifleuses pour porter à la scène une œuvre revisitée à la lumière des enjeux actuels. Avec une distribution entièrement féminine et intergénérationnelle mettant en vedette les talentueuses Aurélie Fortin, Marie-Hélène Lalande, Linda Laplante, Joanie Lehoux, Marie-Ève Lussier-Gariépy et Karine Ricard, Bacchanale marque une première collaboration interprovinciale entre Les Écornifleuses et le Théâtre français de Toronto. 

Des femmes qui se disent leurs désaccords

Décor et costumes

Une scène centrale bifrontale.  Au centre un bar, tables et chaises.  Habillement sexy, femme d’affaires ou adolescente! Selon les générations ou les rôles joués. 

De l’adolescente à la septuagénaire, les six serveuses se transforment sous les yeux du public en figures antiques : La Reine, L’Amazone, La Sybille, La Louve, La Furie et L’Initiée. Cette distribution entièrement féminine porte une colère millénaire qui résonne avec une urgence toute contemporaine. 

La reine, celle que personne ne veut contredire

Qu’est-ce que les bacchanales?

Dans la Grèce antique, les bacchanales étaient des rituels de transe et de libération célébrés en l’honneur de Bacchus, dieu du vin et de l’ivresse. Menés par des femmes, les bacchantes, ces rites représentaient une menace directe à l’ordre patriarcal : des femmes qui dansaient, buvaient, criaient, se réappropriaient leur corps et leur désir, hors du regard et du contrôle des hommes. Une subversion si radicale que le Sénat romain les interdit formellement en 186 av. J.-C. Bacchanale fait le pari que cette pulsion n’a pas disparu, qu’elle sommeille sous chaque femme qui tient son rôle, et qui n’attend qu’une seule occasion pour se réveiller. 

L’HISTOIRE :

Dans un bar montréalais, six serveuses, représentant six tranches d’âge se préparent à subir l’invasion barbare d’étudiants en génie, réunis pour leur initiation. Une grosse soirée de travail, on les voit commander les drinks, encore et encore.  Elles sont épuisées.

Après le départ du groupe, elles se purgent de la violence et des humiliations dont elles ont été l’objet en renouant avec leur propre rituel de bacchanale pour s’affirmer et s’accepter.

Ancienne et nouvelle version

« En 2008Olivier Kemeid et Frédéric Dubois créaient ensemble Bacchanale au Centre du Théâtre d’aujourd’hui, avec Violette Chauveau, Johanne Haberlin, Michelle Rossignol, Isabelle Vincent, Marie-Claude Giroux, J-F Nadeau et Isabelle Roy. 

Voici la version 2026 qui est jouée au Théâtre Périscope avec les comédiennes Aurélie Fortin, Marie-Hélène Lalande, Linda Laplante, Joanie Lehoux, Marie-Ève Lussier-Gariépy et Karine Ricard. »

Théâtre féministe québébois

Réécrit dans le contexte de 2026, le texte de Kemeid s’inscrit dans la tradition des grandes œuvres du théâtre féministe québécois, de Denise Boucher à Luce Guilbeault, et fait dialoguer les Bacchantes d’Euripide avec le Québec d’aujourd’hui dans une langue chorale et rugueuse, un « surjoual » qui hérite de Michel Tremblay. C’est une œuvre pulsionnelle qui livre ce qui ne peut être dit raisonnablement. 

POURQUOI VOIR BACCHANALE

Pour la fougue des comédiennes

Pour le langage du surjoual qui rend hommage à Michel Tremblay

Pour connaître le texte d’une figure marquante du théâtre québécois contemporain, qui a gagné plusieurs prix (Olivier Kemeid, trois fois finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général et lauréat du Prix de l’Association québécoise des critiques de théâtre).

Pour la mise en scène de Frédéric Dubois au Périscope (Lauréat du Prix John-Hirsch du Conseil des arts du Canada)

Parce que les Écornifleuses présentent leur 6e production au Théâtre Périscope. Une compagnie entièrement féminine bien implantée depuis près de 20 ans à Québec.

Une pièce qui cherche à provoquer un questionnement qu’il faut prendre avec certaines nuances. (Non, ce n’est pas toutes les femmes qui ont cette révolte intérieure)

Texte •Olivier Kemeid
Mise en scène • Frédéric Dubois
Distribution • Aurélie Fortin • Marie-Hélène Lalande • Linda Laplante • Joanie Lehoux • Marie-Ève Lussier-Gariépy • Karine Ricard
Décor • Amélie Trépanier
Costumes • Vanessa Cadrin
Éclairages • Marie-Pier Faucher Bégin
Environnement sonore • Sarah-Anne Arsenault • Dillon Hatcher
Accessoires • Amélie Trépanier
Maquillages • Vanessa Cadrin
Assistance à la mise en scène • Melissa Bouchard
Régie • Marie-Pier Faucher Bégin
Direction technique • Tatiana Raumel
Conseils dramaturgiques • Marie-Ève Lussier-Gariépy
Direction de production • Marie-Hélène Lalande
Codirection artistique • Joanie Lehoux
Codirection artistique • Marie-Hélène Lalande
Direction des communications • Joanie Lehoux
Coordination administrative • Anne-Laure JulienUne production des Écornifleuses
en association avec le Théâtre français de Toronto

À PROPOS DES ÉCORNIFLEUSES

Fondée en 2006 par Joanie Lehoux et Marie-Hélène Lalande, Les Écornifleuses est une compagnie théâtrale québécoise dont la mission est de répondre à la question « qu’est-ce qui doit être entendu de façon urgente ?» En alternant créations originales, textes du répertoire et réactualisation féministe des grands mythes, la compagnie cherche à provoquer une réflexion citoyenne à travers un théâtre ancré dans l’actualité, où la parole engagée bouscule et soulève. Avec une dizaine de productions à son actif, dont six présentées au Théâtre Périscope, la compagnie s’est imposée comme une voix incontournable du théâtre dans la ville de Québec.

À PROPOS DU THÉÂTRE FRANÇAIS DE TORONTO

Le Théâtre français de Toronto (TfT) est une compagnie de répertoire et de création ouverte aux francophones et aux francophiles. Il promeut et représente la vitalité théâtrale auprès des diverses communautés et réseaux scolaires qu’il rejoint. Lieu de rassemblement, où chacun s’y retrouve, il met à l’avant-scène des œuvres de qualité en proposant une programmation diversifiée et inclusive. À travers ses programmes, il accompagne, encourage et stimule l’émergence artistique et le développement professionnel de son milieu. Il participe ainsi activement à l’éducation et au rayonnement théâtral.

Photo de Lise Breton

INFORMATIONS

Dates des représentations                   Activités spéciales

31 mars au 18 avril 2026                       
Mardi au vendredi, à 19 h 30                  Soirée-rencontre • 3 avril
Samedi, à 16 h

Théâtre Périscope                             Réservation et billets

2, rue Crémazie Est                             418 529-2183
Québec (Québec)  G1R 2V2                  billetterie@theatreperiscope.qc.ca
theatreperiscope.qc.ca                         theatreperiscope.qc.ca

TARIFICATION OUVERTE

REMERCIEMENTS

Le Théâtre Périscope remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec, Patrimoine canadien, la Ville de Québec, la Caisse d’économie solidaire Desjardins et la Caisse Desjardins de Québec pour leur inestimable soutien financier.

Crédit photos Nyx Lavoie

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