SYNOPSIS : Après l’immense succès de Mama, Nathalie Doummar nous fait revisiter le huis clos en chalet à travers les yeux d’un petit clan familial égypto- québécois. Ils sont pères, fils, cousins, beaux-frères. Ils ont 23, 40, 65 ans et se retrouvent entre hommes le temps d’une fin de semaine. Évidemment, on se critique, on se met au défi, on tente de monter d’un cran dans la hiérarchie familiale. En puisant dans des thèmes fertiles comme la quête de validation, la définition de la réussite et les tensions intergénérationnelles, Frères nous présente une galerie de personnages savoureux et pose un regard lucide et bienveillant sur la masculinité contemporaine.
DÉCOR : Ainsi, cette famille égyptienne élargie, installée au Québec, passera une fin de semaine « exclusivement entre hommes », dans cet imposant chalet en bois rond, à Cacouna.
Les membres de cette famille, formée de pères, de leurs fils, des cousins et des beaux-frères, se connaissent depuis toujours et forment un clan tissé- serré.
Belle INTERPRÉTATION de chacun des personnages, traitée avec humour et tendresse, chacun y jouant son rôle, selon sa personnalité.
Manuel Tadros (Nabil), très touchant dans le rôle du patriarche, Antoine Yared (Ralph) et Neil Elias (Patrick) interprètent avec brio ses deux fils: Ariel Ifergan (Antoine) dans la peau d’un médecin psychorigide et manipulateur, est d’une grande justesse et Neil Elias crie un peu beaucoup mais bon, c’est son rôle et on le comprend.
Deux comédiens issus du Conservatoire d’Art dramatique de Québec
Mustapha Aramis dans le rôle de Bassam
Jean-René Moisan dans le rôle de Julien
Galerie Photos @Lise Breton FESTIVAL CARREFOUR THÉÂTRE 2026
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Nour Shoukry incarne Joseph, un personnage aérien et très énigmatique de cette fratrie et il le fait avec beaucoup de sensibilité.
Paul Ahmarani (Robert) : le strict réactionnaire sexagénaire livre la performance la plus remarquable, il est suave et comique, passant du sourire au rire avec une scène de pur vaudeville, un rôle de composition qu’il habite totalement.
Etienne Coppée (ourson à la voix céleste) qui joue du piano par moments nous livre des pauses musicales qui agrémente le flot verbal des personnages complètent cette excellente distribution.
Durant 1 h 45 (sans entracte), Frères soutient l’attention et nous fait passer du rire aux larmes.
Durant les 75 premières minutes – les dialogues seront à bâtons rompus, allant dans toutes les directions, sans liens entre eux, on assiste à des réflexions ou des commentaires que chacun semble faire uniquement pour soi.
Ensuite, le contenu de la pièce une direction et un sens: on traitera de la vision de la femme chez ces hommes issus de la communauté égyptienne. L’émotion vient du père (Manuel Tadros) dont la femme vient de le quitter. Il cachait jusque-là sa grande peine sous une fausse bonhomie. Ses fils, qui apprennent la nouvelle à ce moment-là, sont sous le choc. Que vont-ils devenir sans l’âme de la maison? Pour ces hommes issus d’une culture paternaliste millénaire, cette situation est tout simplement invraisemblable et inacceptable…
Crédit : Bravo à toute cette équipe
Texte et co-mise en scène Nathalie Doummar
Co-mise en scène Jean-Simon Traversy
Interprétation Paul Ahmarani, Mustapha Aramis, Étienne Coppée, Neil Elias, Ariel Ifergan, Jean-René Moisan, Nour Shoukry, Manuel Tadros et Antoine Yared
Assistance à la m.e.s. Marie-Hélène Dufort
Scénographie Xavier Mary
Costumes Oleksandra Lykova, assistée de Margarita Brodie
Éclairages Leticia Hamaoui
Coordination des cascades Yuna Guivarc’h
Musique Étienne Coppée
Accessoires Mayumi Ide-Bergeron
Maquillage et coiffure Sylvie Rolland-Provost
Conseil à la mise en scène Christian Fortin
Salut final!
Une production Duceppe
Avec le soutien de la Fondation Cole
Durée : 1h45 : Après la représentation du 29 mai on a eu le privilège d’avoir une rencontre avec l’équipe et le public
À voir et à ne pas manquer pour une autre représentation : Samedi 30 Mai au Le Diamant.
Frères soutient l’attention et nous fait passer du rire aux larmes, c’est touchant, tendre et plein d’humour!
