Six mois après son lancement officiel au Québec, Toit à moi dresse un premier bilan prometteur et confirme l’accélération de ses actions pour lutter contre l’itinérance, notamment chez les personnes aînées. L’organisme, qui a déjà permis l’acquisition de cinq logements, lance aujourd’hui sa deuxième phase de développement visant l’acquisition de 75 copropriétés abordables et pérennes.
Réunis dans le cadre d’un événement virtuel tenu le 10 juin, partenaires, donateurs et citoyens ont pu découvrir les résultats des premiers mois d’activité, entendre les témoignages de locataires et visionner une nouvelle vidéo mettant en lumière l’impact concret du projet sur les personnes logées.
UNE PROGRESSION RAPIDE ET UNE MOBILISATION CITOYENNE FORTE
Depuis son implantation, Toit à moi a mobilisé des dizaines d’organisations et plus de 600 donateurs, les parrains et marraines ayant permis de soutenir le modèle de financement collectif de l’organisme. Les parrains et marraines ont été mobilisés en 2025 par une dizaine d’ambassadeurs engagés dans la mission de Toit à moi. La campagne 2025 a ainsi généré 214 000 $.
Pour la phase 2 (2026-2027), une vingtaine d’ambassadeurs et ambassadrices ont déjà amorcé la mobilisation de leur réseau, avec un objectif de 1 500 donateurs parrains et marraines d’ici la fin de l’année.
UN OBJECTIF AMBITIEUX : 75 LOGEMENTS POUR RÉPONDRE À L’URGENCE
Le projet d’acquisition de 75 copropriétés représente un investissement total de 24,4 millions de dollars, dont 6,7 millions restent à financer et font l’objet de demandes de financement auprès des trois paliers de gouvernement.
Ces logements permettront d’offrir des unités abordables et permanentes à des personnes ayant vécu l’itinérance, dans une approche axée sur la dignité, la stabilité et l’inclusion sociale.
« Nous sommes heureux de l’écoute actuelle des élus et des instances depuis notre lancement il y a six mois », souligne Serge Lareault, directeur général de Toit à moi. « La nouvelle ministre de l’Habitation, Karine Boivin-Roy, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez-Ferrada, la Communauté métropolitaine de Montréal, ainsi que plusieurs villes comme Laval, Mascouche, Longueuil et Gatineau se sont montrées très intéressées par le concept. Nous nous attendons à des annonces prochainement. »
UN MODÈLE QUI GAGNE DU TERRAIN AUPRÈS DES PARTENAIRES
Toit à moi poursuit également son développement grâce à des appuis financiers majeurs, notamment :
- Caisse d’économie solidaire Desjardins : 100 000 $
- Fondation RBC : 50 000 $
- Centre de transformation du logement communautaire : 42 500 $
- Must Société – Maison Corbeil : 22 000 $
- Nukleo, Junior Bombardier et Les Courtiers solidaires : 19 000 $
Ces contributions viennent soutenir la croissance d’un modèle qui combine engagement citoyen, financement collectif et acquisition de logements durables.
DES RÉSULTATS CONCRETS ET DES VIES TRANSFORMÉES
Lors de l’événement, une vidéo présentant les témoignages de locataires a illustré l’impact humain du projet et les transformations vécues depuis leur accès à un logement stable.
« Toit à moi a le vent dans les voiles », affirme Martin Gauthier, président du conseil d’administration. « Nous avons hâte d’annoncer des partenariats gouvernementaux pour compléter la communauté citoyenne qui se construit et permettre l’achat de 75 logements dans les prochains mois. »
AGIR SANS PERDRE UNE JOURNÉE
Dans un contexte de crise du logement et d’itinérance persistante, Toit à moi rappelle l’urgence d’accélérer les actions concrètes.
« Nous pouvons dès demain loger des personnes grâce à notre modèle. Il ne manque que la suite de la mobilisation collective et institutionnelle pour passer à l’échelle », conclut la direction de l’organisme.
