Date : Du 15 au 19 septembre 2026
Durée : 1 heure sans entracte
Théâtre contemporain et essai scénique déconseillé aux personnes de moins de 16 ans
Laarm de Plœrs est la plus récente création de l’auteur et metteur en scène Christian Lapointe, produite par Carte blanche. La distribution met en vedette Amélie Dallaire et Sylvio Arriola.
Après un passage applaudi sur les planches du Théâtre Prospero à Montréal, Laarm de Plœrs prend vie pour cinq représentations au Théâtre Périscope.
L’histoire
Surnommée « la reine du scandale », l’artiste de théâtre d’origine néerlandaise Laarm de Plœrs est excessivement polarisante. Partout sur le globe, son œuvre déchaîne les passions; certains pays interdisent même sa diffusion. Ses pièces scandaleuses appellent au meurtre de chefs d’État et de grandes entreprises, ou encore incitent la jeunesse à se suicider en masse. À l’âge de 31 ans, l’artiste meurt dans des circonstances nébuleuses, laissant un texte inachevé intitulé Revanches. Suicide ou assassinat? Peu importe, car Laarm de Plœrs n’existe pas.
Par le truchement d’une artiste fictive, le spectacle Laarm de Plœrs pose la question de la provocation sur nos scènes, de la place des artistes, de l’hégémonie culturelle et de la montée des régimes post-fascistes.
Une pièce qui joue avec les codes et les frontières du théâtre
Christian Lapointe invite à une réflexion sur le processus de création, il joue avec l’absurde et braque les projecteurs sur notre propre rapport à l’univers culturel à l’ère des médias de masse et de la consommation capitaliste des arts.
Une proposition audacieuse, provocante, stimulante, révolutionnaire qui provoque la réflexion et ne laisse personne indifférent.
Déroulement de la pièce
Dès notre arrivée, on nous remet le livre de la pièce et sur écran géant, on nous suggère de lire certaines pages. C’est donc une pièce interactive où l’on projette des maquettes sur écran géant avec des discours différents selon l’image proposée. Ex : Prologue, manifeste pour un artiste qui énumère 30 items comme : Ne pas accepter de commande, Ne jamais lire les critiques, Ne jamais se suicider. L’artiste n’est pas si libre qu’on le pense, souvent il fait ce qu’on lui demande…
Dans le livre, on parle de domination, de la pratique de l’art qui n’est pas une profession, mais une condition. On parle du public qui est devenu déconnecté de la violence, des médias sensationnalistes.
Cette pièce est une occasion à ne pas manquer pour son originalité, la réflexion sur la responsabilité des œuvres proposées, le déferlement de haine sur les réseaux sociaux, notre insensibilité à force d’en voir et pour le message où il faudrait réapprendre à s’aimer.
Crédit photos: Lise Breton
