RECONNAÎTRE LA RELÈVE EN PHOTOGRAPHIE ET SURTOUT LA FAIRE RAYONNER

La Succession Lynne Cohen, en collaboration avec le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) et sa Fondation, est fière de décerner le Prix Lynne-Cohen 2025 à Fatine-Violette Sabiri. Cette reconnaissance officielle d’une créatrice émergente permet au Musée de participer à l’effervescence de l’écosystème de l’art actuel québécois en plus de servir sa mission.

Remis tous les deux ans depuis 2017, le prix vise à soutenir la pratique d’artistes professionnels de la relève en arts visuels au Québec, qui accordent une place centrale à la photographie dans leur pratique. La lauréate a reçu une bourse de 10 000 $ et son travail sera mis en lumière grâce à un portrait vidéo produit et réalisé par le MNBAQ, diffusé sur toutes ses plateformes.

Trois artistes ont été proposés par les membres du jury réunis en septembre dernier, outre Fatine- Violette Sabiri : Michelle Bui, Charlotte Gomeshi et Sam Lee. Les discussions, qui ont porté sur les pratiques de l’ensemble de ces artistes, ont été riches et généreuses, permettant à plusieurs membres du jury de découvrir des œuvres particulièrement fortes au-delà du mandat confié.

RETOUR DU JURY SUR L’ÉDITION 2025 DU PRIX LYNNE-COHEN

L’étude des candidatures a été faite sur la base des propositions soumises par un jury réuni et présidé par Bernard Lamarche, conservateur de l’art contemporain (1960 à ce jour) au MNBAQ. Cette année, le jury était formé de : Manel Benchabane, commissaire, historienne de l’art, artiste et responsable du Commissariat d’expositions à la Galerie d’art Stewart Hall, de Marcel Blouin, ex-directeur général et artistique d’EXPRESSION, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe, de Jacynthe Carrier, artiste contemporaine québécoise, et de Didier Morelli, commissaire, historien de l’art et de la performance et artiste visuel.

Les membres du jury ont été sensibles à la manière dont Fatine-Violette Sabiri enregistre, par la photographie, les traces de son entourage, selon une manière toute personnelle et un amour qui se traduit par des cadrages raffinés. Ils ont apprécié notamment la délicatesse de l’artiste envers ses proches, dans ce qui se révèle comme un journal photographique intime, rempli de souvenirs et d’affects que l’on retrouve même dans les scènes de rue captées par son objectif. Les moments de rencontre au cœur de sa pratique rendent compte à la fois des liens sociaux et de rituels témoignant d’une double appartenance de l’artiste envers le Maroc et le Québec.

Fatine-Violette Sabiri fait aussi dialoguer la douceur et la dureté du temps. Son art est à la fois un lieu d’ancrage et un espace d’usure, où tout bouge et se transforme. Loin de la nostalgie, son approche, pleine d’humour et de lucidité, détourne les codes de la décoration et du motif pour s’interroger sur la valeur culturelle des objets et des gestes du quotidien. Une fidélité à la vie vécue se ressent dans son travail. Chaque œuvre devient ainsi la page d’un grand récit ouvert, celui d’une identité en mouvement, entre Montréal et Casablanca, entre intime et collectif, entre souvenir et reconstruction. La photographie demeure pour elle un moyen discret, mais profond, d’exprimer une réflexion sur l’adaptation et le désir d’être comprise, à travers la douceur du geste.

UN PORTRAIT VIDÉO DE FATINE-VIOLETTE SABIRI

Pour faire découvrir Fatine-Violette Sabiri au grand public, le MNBAQ a réalisé une capsule vidéo, à l’atelier montréalais de l’artiste. Diffusé sur les réseaux sociaux du Musée à l’occasion de l’annonce de son prix, ce reportage consacré à la gagnante de l’édition 2025 du Prix Lynne-Cohen présente sa démarche artistique ainsi qu’une sélection d’œuvres illustrant son parcours des dernières années.

LIEN COMPLÉMENTAIRE

Vous pouvez découvrir toutes les lauréates du prix Lynne-Cohen en cliquant sur le bouton ci-dessous.

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