Du 26 au 29 mars, c’était la trente-huitième édition du Salon du livre à Trois-Rivières – Faire écho, au CECI de l’Hôtel Delta.  Pour ma part, c’était ma toute première fois à un salon du livre.  J’ai été émerveillé et enchanté!

Dessins et écritures réalisés par des élèves du primaire

Je suis arrivé vendredi soir.  Déjà, l’ambiance était joyeuse.  Les gens défilaient tranquillement et calmement devant les kiosques de maisons d’édition.  C’est près de cent vingt-six maisons d’édition qui étaient présentes au salon.  Donc, ça en faisait du livre à voir!  Il y avait aussi la présence d’environ quatre cent vingt-trois auteurs-autrices tout au long des quatre jours, avec quatre scènes différentes où des auteurs-autrices étaient interrogés sur leur cheminement et leurs écritures.  Il y avait une scène spécialement pour les plus jeunes et trois salles de conférences.

Entrevue avec Marina Orsini

À ma grande surprise, beaucoup de familles y étaient.  Les enfants autant que les parents montraient leur amour de la lecture.  Ça m’a ému de voir que les livres sont encore vivants et ont une place importante dans la culture québécoise.  Samedi, nous avions de la difficulté à se déplacer tellement il y avait des lecteurs venus des quatre coins du Québec.  J’ai vu des enfants heureux de prendre des photos avec des auteurs-autrices, par exemple : avec Marthe Laverdière.

Parlant d’elle, j’ai eu la chance de discuter avec Marthe Laverdière, que je connaissais comme humoriste et horticultrice mais pas comme autrice de roman.  Je l’avais vu l’an dernier au déjeuner anniversaire de la Société d’horticulture et écologie de Victoriaville.  Au Salon du livre, elle nous présentait son tout dernier roman : Adrien – Le murmures des bombes.  L’histoire se déroule pendant la deuxième guerre mondiale, au Québec.  Je vous ferai une recension plus tard, puisque je l’ai acheté.  C’est un roman historique, basé sur des faits réels, publié par Les Éditons de l’Homme.  Elle a aussi écrit Eva – Les collines de Bellechasse, en 2020.

J’ai également discuté avec une idole de jeunesse, Tristan Demers, très connu pour son personnage Gargouille et aussi parce qu’il est dans ce domaine depuis près de 40 ans!  Comme je lui ai mentionné, il était venu à mon école secondaire, qui n’existe plus aujourd’hui, à St-Césaire, pour y donner une conférence.  Il avait 18 ans.  Nous avons finalement réalisé que nous avons le même âge.  Toujours aussi énergétique, Tristan Demers a la tête toute pleine de projets.  Il présentait ses derniers livres, des « recettes » sur le dessin : Comment dessiner ci… comment dessiner ça…  Mais aussi son livre : Québec 70.  Un auteur très aimé qui a gagné plusieurs prix, qui possède sa propre maison d’édition : Créations Tristan Demers.

Je me suis entretenu aussi avec un jeune auteur et chroniqueur Samuel Larochelle.  Son visage m’était familier et sympathique.  Il écrit des chroniques dans la revue LGBTQ+ Fugues et aussi pour le journal La Presse.  Son livre Je ne serai jamais Roy Dupuis de la maison Québec Amérique, m’intriguait et Samuel Larochelle m’en a parlé.  Il nous raconte comment il a appris à devenir lui-même.  De plus, il a écrit Les queers qui ont changé le monde de la même maison d’édition. Dans ce livre, il nous énumère tous les queers qui ont découvert un médicament, qui ont révolutionné le monde de la médecine, qui ont réalisé des exploits qui ont aidé le monde entier.  Et si nous n’avions pas eu ces personnes?  Deux livres dont je ferai également la recension prochainement.

Je me suis arrêté aux Éditions du Wampum et j’ai parlé deux auteurs, tout d’abord avec Francine Allard, qui a écrit environ quatre-vingt livres (romans, poésies).  Elle m’a lu un passage de son dernier recueil de poésies Toi en moi.  Ce passage relatait son amour pour son fils, comment elle l’aime du bout de ses orteils jusqu’à la pointe de ses mèches de cheveux.  Moi qui ne suis pas familier avec la poésie, j’ai acheté son livre, par curiosité.  Il y avait Philippe-Daniel Clément, avec quelques-uns de ses livres dont Contes, légendes et nouvelles de la Mauricie.  Un deuxième de cette maison d’édition que j’ai acheté.  J’aurai donc deux recensions à vous faire.

Aux Éditions ADA, je me suis arrêté pour regarder le roman d’Émile Lafrenière : La chute d’Avoste, de la collection Panache.  L’auteur est fort sympathique et offrait plusieurs de ses romans, dont son dernier : Babylone Central.  J’ai choisi d’acheté La chute d’Avoste puisqu’il est plus proche de ce que j’aime, le style mystère.  Une recension sera effectuée.

J’ai rencontré deux co-auteurs (auteur et illustrateur), Donald-Yvan Jacques et Nicolas F. Paquin.  En 1942, Ross Eveleigh Johnson dans l’aviation.  Il sera appelé à traverser le Canada et écrira des lettres.  Basé sur la lecture de ces lettres, Nicolas F. Paquin et Donald-Yvan Jacques nous font découvrir ce personnage qui a vécu pour vrai, dans le roman graphique D’ouest en ouest, aux Éditions Mains Libres.  J’en ferai la recension bientôt.

Un dernier auteur m’a convaincu de lire son livre, avec un côté satanique (le roman, pas l’auteur!).  Destination extrême – Amytiville est le roman d’horreur écrit par Jonathan Reynolds, aux Éditions De Mortagne.  Ce roman fait parti d’une série écrite par différents auteurs.  Attention, ce n’est pas une suite de tous les Amytiville que l’on connait…  L’histoire se déroule avec un couple de femmes.   L’une d’elles a une énorme peur de Satan.  Sa conjointe tente désespérément de l’aider, en vain.  Un jour, croyant qu’elle a enfin trouver comment l’aider à s’en sortir, elle transporte leur couple en enfer.

J’ai croisé le grand Michel Tremblay, qui était co-président du Salon du livre à Trois-Rivières avec Simon Boulerice cette année.  Deux très grands auteurs, deux générations différentes.  J’ai d’ailleurs pu discuter enfin avec Simon Boulerice.  Je dis enfin car j’avais assisté au tournage de la dernière émission de 6 degrés.  Malheureusement, nous étions nombreux comme journalistes et je n’ai pas pu m’entretenir avec lui.  J’ai lu recueil de lettres que Simon Boulerice et Alain Labonté, un autre très grand auteur, ont co-écrit : Moi aussi j’aime les hommes, en réédition présentement, aux Éditions Stanké

Mon aventure au Salon du livre de Trois-Rivières – Faire écho fut merveilleuse.  Je suis tombé en amour avec l’événement.  Je connaissais déjà Trois-Rivières pour avoir étudié à l’UQTR, mais pour son salon du livre, non.  Vous ne connaissez pas le Salon du livre à Trois-Rivières?  Visitez leur site.  J’ai beaucoup de lecture à faire mais j’ai déjà hâte à la trente-neuvième édition l’an prochain!  Je serai au rendez-vous!

Entrevue entre Anthony Ozorai (à gauche) et Samuel Larochelle (à droite)

Crédit photos: Éric Côté