Un récit autobiographique qui nous fait découvrir la vie d’une prof authentique et aussi des parcelles de vie de ses étudiants et étudiantes.

Le livre se dévore en un rien de temps, il est divisé en petits chapitres qu’on lit facilement comme si on revivait le Cegep étape par étape. L’auteure aborde plusieurs sujets dans son livre comme l’anxiété de performance, la pauvreté, la confrontation, la diversité, les souffrances. Ce dernier chapitre est particulièrement déstabilisant, révoltant et bouleversant. 

On y voit aussi le dilemme professionnel, l’impuissance face aux confidences.  On y ressent le déchirement du professeur qui donne son maximum, mais qui est triste de voir partir des étudiants qui abandonneront le cours ou ne le réussiront pas. 

Ce même prof aura la fierté de voir ses élèves réussir ou révéler un talent qu’elle ne soupçonnait même pas hors de son cours.  

Le Cegep est une micro-société.  Certains en garderont un souvenir heureux, d’autres un peu moins, mais tous auront appris des choses qui leur servira toute leur vie. 

À propos d’Isabelle Morin

Femme, mère, mamie, amoureuse, citoyenne, et professeure de sociologie au cégep, Isabelle Morin est une passionnée. Dans le domaine de l’enseignement depuis plus de 20 ans, la sociologie ainsi que le bien-être de ses étudiants sont au cœur de sa vie professionnelle. L’engagement social lui est essentiel, c’est pourquoi le choix de sa maison d’édition, les Éditions l’Hybride, a été une évidence pour elle, puisqu’ils promeuvent la santé, la résilience et le mieux-être.