Ludovic Boney rend hommage aux anciennes de sa communauté avec Ahchiouta’ah

C’est avec grand enthousiasme que le Grand Théâtre de Québec, en codiffusion avec Manif d’art 12 – La biennale de Québec, inaugurera dès le 11 février l’installation vidéo inédite Ahchiouta’ah de l’artiste visuel et sculpteur Ludovic Boney. Créée en hommage à l’aïeule de l’artiste et à la spiritualité des anciennes de sa communauté, l’œuvre qui signifie « grand-mère maternelle » en wendat, allie danse, technologies et musique. Conçue spécifiquement pour le STUDIOTELUS suivant l’invitation du Grand Théâtre de Québec et de sa commissaire aux arts visuels technologiques Ariane Plante, l’œuvre y sera présentée durant les 6 prochains mois.

À la manière d’un spectre fantomatique visible à partir des étages surplombant le STUDIOTELUS, l’image d’une religieuse qui danse se manifeste aléatoirement dans l’espace, accompagnée d’une musique mélangeant chants autochtones et religieux. Son corps, emporté par la transe, hybride des danses pop modernes et traditionnelles de pow-wow. Elle apparaît ici, disparaît là, tantôt vêtue en religieuse, tantôt arborant un habit traditionnel, toujours insaisissable.

L’illusion d’un corps en trois dimensions qui flotte dans le vide est obtenue par l’utilisation de cinq « holofans » fixés au plafond. Utilisé pour la première fois dans le parcours de l’artiste, ce dispositif constitué d’hélices munies de diodes électroluminescentes (DEL) mises en rotation à grande vitesse imite le phénomène de l’holographie. L’œuvre nous entraîne ainsi sur un territoire esthétique inusité dans le parcours de Ludovic Boney, dont la réputation de sculpteur n’est plus à faire. Avec Ahchiouta’ah, il allie l’aspect spectaculaire produit par l’accumulation des hélices dans l’espace à l’effet holographique pour donner à l’image vidéo une véritable dimension sculpturale. Un tour de force qui nous fait plonger au cœur des racines et des souvenirs de l’artiste.

Par la combinaison de la symbolique religieuse, de la technologie, de la gestuelle et de la musique, l’œuvre devient le reflet d’un métissage culturel dont l’empreinte est indélébile. Ahchiouta’ah pose ainsi un regard à la fois critique et humoristique sur les figures religieuses et sur ce qu’elles signifient pour la nation Wendate et pour l’artiste. Elle exprime ainsi une mémoire collective modulée par les transferts culturels et la transformation des traditions, dont les traces évanescentes continuent de se perpétuer.

Ludovic Boney

Originaire de Wendake (Québec), Ludovic Boney œuvre depuis 2026 sur des projets d’art public d’envergure et présente son travail régulièrement en galeries ou dans les centres d’artistes. Il a récemment présenté ses créations au Musée McCord de Montréal ainsi qu’à Nuit Blanche Toronto. Parmi ses réalisations marquantes en art public, on compte In Equilibrium, installée à l’Anishnawbe Indigenous Hub de Toronto en 2024, Théâtralité contextuelle au nouveau HEC Montréal, ainsi que la monumentale Cosmologie sans genèse au Musée National des Beaux-Arts du Québec en 2016. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques et privées.

Site web de l’artiste

Crédits

Idéation et création : Ludovic Boney

Chorégraphie, interprétation et habit traditionnel : Eruoma Awashish :

Aide à la chorégraphie : Josiane Bernier :

Conception technologique : Tobie Horswill:

Conception des costumes : Julie Lévesque

Direction photo : Mathieu Huard

Production et post-production vidéo : Alexandre Berthier:

Conception sonore : Simon Elmaleh

Assistance caméra : Maxime Laurin

Commissaire – Grand Théâtre de Québec : Ariane Plante

Co-production : Grand Théâtre de Québec et Ludovic Boney

Avec le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada

Codiffusion : Grand Théâtre de Québec et Manif d’art 12 – La biennale de Québec