Un hommage respectueux et sensible d’un fils à sa mère. Un traité sur la mémoire, la maladie, ces gens qu’on aime et qui nous quittent. Louis-José a pendant 8 ans été inspiré par la maladie de sa maman, de l’emprise progressive, parfois déroutante et toujours inéluctable, de la maladie d’Alzheimer sur l’autonomie de sa mère.
Il a confié être devenu parent et proche aidant simultanément dans sa vie, alors qu’il a eu deux enfants et que sa mère a reçu un diagnostic d’Alzheimer en 2018. Il a d’abord raconté l’histoire de la rencontre entre sa mère et son père en 1968, leur vie à deux, puis la vie familiale, jusqu’au divorce de ses parents et l’annonce de la maladie de sa chère maman.

Décor et musique
Avant d’entrer sur scène, une pianiste de dos joue discrètement. En toile de fond, un tableau inspiré de Monet. Tout ça pour rappeler le grand amour de la mère de trois enfants pour l’art. D’ailleurs sa mère voulait demeurer à Québec pour voir les pièces de théâtre et les spectacles de musique à pied de chez elle.
L’aventure familiale de Louis-José
Louis-José aborde son aventure familiale à travers le système de santé, ses failles, ses réussites (oui, oui…),son rôle de proches aidants et notre rapport collectif bien curieux avec le vieillissement et le sort des ainés.
Il a écrit ce spectacle sur une période de sept ans. À travers l’accompagnement dans la maladie, la perte d’autonomie, la colère et les petits rayons de lumière.
On assiste comme des voyeurs à des instants émouvants, comiques et souvent mêmes absurdes provoqués par la maladie d’Alzheimer qui a touché sa mère Angèle entre 2018 et 2026. « Ma mère ne rentre pas dans le moule, c’est un esprit libre ». Elle me demandait de la faire rire, pour que ce soit son dernier souvenir de lui, mais elle a fini par oublier que j’étais humoriste. La maladie d’Alzheimer est rarement une coupure franche. Il a plaisanté en disant qu’il était devenu, aux yeux de sa mère : Louis-Jésus, ensuite José, et parfois même son mari ce qui a donné des moments bien cocasses.

La beauté c’est d’avoir passé du temps précieux avec elle, les rencontres, les visites ainsi qu’une chaleur humaine partagée et nouvelle.
Elle a vécu le plus longtemps possible seule dans son appartement de Québec. Louis-José a émis le souhait « qu’on rende la dignité accessible ».
Louis-José vit des émotions fortes avec sa mère et ses enfants
Sa mère a déménagé six fois dans des résidences pour personnes âgées en trois ans de pandémie. C’était beau de voir le lien entre son fils qui apprenait à marcher en tenant la main de sa mère qui perdait ses capacités, la perte de sa capacité de parler, etc. Il n’oubliera jamais son regard qu’il aimait tant.
Il nous raconte les indices qui ont mené sa mère à la clinique de la mémoire. Il nous parle de la maladie avec une grande humanité, à la fois intime et profondément universel, il nous fait rire et apporte aussi de beaux moments de réflexion et d’émotion comme la contribution positive de la musique.
Un débit de paroles rapides, des mimiques, un jeu physique quand il caricature un certain personnage. Son vécu trouve écho chez beaucoup de gens qui ont connu des situations similaires. Une urgence de dire les vraies choses avant qu’il ne soit trop tard. Louis-José fait de son spectacle un récit comique sur la proche aidance.

Voici un mot de sa sœur Marie
Sa sœur Marie y est très présente. Elle est son équipière, la capitaine du navire familial. Voici, en ses mots, ce que je tente d’exprimer depuis tantôt :
« C’est ça que ça laisse la maladie : la beauté. Quand la frénésie des obligations et des plans de vie s’éteint, il reste la beauté. Pas celle formatée et criarde imposée par le monde extérieur, mais celle qui se cache dans les interstices de la vie. Ceux qu’on passera la majeure partie de notre vie à ne pas voir, parce qu’on est occupé à autre chose. Les moments suspendus au cœur même du temps. Les petites blagues, la douceur d’une caresse, d’un regard complice, un air fredonné. Quand la maladie efface tout de la vie utile, il reste la beauté. »
Textes : Louis-José Houde
Script-édition : François Avard
Mise en scène : Justin Laramée
Costumes et œuvres visuelles : Julie Charland
Musique : Mélissa Fortin
Spectacle présenté par le Groupe Phaneuf
C’est complet!
22 et 23 octobre 2026 — Montréal — Théâtre Maisonneuve
24 octobre 2026 — Saint‑Jérôme — Théâtre Gilles‑Vigneault
29 octobre 2026 — Longueuil — Théâtre de la Ville
30 octobre 2026 — St‑Eustache — Le Zénith Promutuel Assurance
3 novembre 2026 — Québec — Salle Louis-Fréchette — Première médiatique
6 et 7 novembre 2026 — Montréal — Théâtre Outremont
13 novembre 2026 — St‑Eustache — Le Zénith Promutuel Assurance
14 novembre 2026 — Québec — Salle Louis-Fréchette
17 novembre 2026 — Montréal — Théâtre Maisonneuve
18 et 19 novembre 2026 — Montréal — Théâtre Maisonneuve
20 novembre 2026 — Québec — Salle Louis-Fréchette
26 et 27 novembre 2026 — Brossard — Théâtre Manuvie
28 novembre 2026 — Drummondville — Maison des arts Desjardins
2 au 5 décembre 2026 — Montréal — Le Gesù
8 au 10 décembre 2026 — Montréal — Le Gesù
11 décembre 2026 — Québec — Salle Albert‑Rousseau
14 au 17 décembre 2026 — Montréal — Le Gesù
14-20 novembre complet
Au Grand théâtre en supplémentaires
29 janvier -30 janvier- 3 février
À la salle Albert Rousseau en supplémentaires
11 et 12 mars 2027 et 1er et 2 avril 2027
Aussi drôle que bouleversant, ce spectacle nous habitera longtemps.
Crédit photos : Lise Breton
