Durée : 110 minutes
Drame biographique réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette. Scén.: Anaïs Barbeau-Lavalette, Véronique Côté. Mus. orig.: Guido Del Fabbro, Émile Proulx-Cloutier. Interprètes : Suzanne Clément, Patrice Dubois, Alexa-Jeanne Dubé, Steve Gagnon
Synopsis
Une femme perd la parole, à l’image de son pays qui la perd en même temps qu’elle. Pauline Julien, chanteuse flamboyante, femme de mots et d’engagement, véritable icône poétique et politique, a laissé de nombreuses empreintes en nous. Le film l’attrape au moment où elle apprend le diagnostic d’aphasie dégénérative qui lui arrachera la parole. Nous remontons avec elle, dans le désordre, le fil d’une vie faite de lumière, de travail, d’amour et de déchirements. Nous la suivons autant dans ses triomphes sur scène à Paris et à Montréal, dans ses prises de position pour la sauvegarde de la langue française et l’émancipation du Québec, que dans des moments d’intimité absolue auprès de ses enfants, puis dans le quotidien âpre d’une femme vieillissante qui perd l’homme de sa vie aux mains d’une longue maladie. Pauline danse. Pauline aime. Pauline gueule. Pauline fume. Pauline baise. Pauline brûle. Pauline vit. Pauline meurt. Que nous reste-t-il d’elle?
Mes commentaires
Suzanne Clément est extraordinaire dans le rôle de Pauline Julien. On découvre en Pauline, une femme qui faisait passer la liberté par-dessus tout. Sa fille a souffert de son absence, oui bien sûr, elle lui écrivait, mais ça ne remplace pas la présence d’une mère. Son mari l’adorait et elle en a pris soin comme elle le pouvait, ce qui l’a détruit, c’est sa maladie. Elle souffrait d’une aphasie dégénérative, une maladie qui la privait progressivement de la parole et de sa capacité à chanter. Elle s’est enlevée la vie à l’âge de 70 ans (le 1er octobre 1998)
Un film qu’il faut voir pour l’avancement du féminisme, le droit à la langue française, à la liberté, pour découvrir la femme et la chanteuse qu’elle était et découvrir par le fait même notre histoire au Québec.
